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Néolait : des salariés bretons se battent pour racheter leur usine

Publié le 27 août 2010 par Jérôme Albert

Méfiants sur les intentions réelles du fonds d’investissement qui les gouverne, les salariés de la PME bretonne Néolait (Yffiniac, Côtes-d’Armor) souhaitent acquérir des parts de l’entreprise. Le propriétaire leur a opposé une fin de non-recevoir.

Néolait : des salariés bretons se battent pour racheter leur usine

Spécialisée dans la nutrition animale, la PME Néolait (Yffiniac, Côtes-d’Armor) appartient au groupe néerlandais Provimi, lui-même dépendant du fonds de pension britannique Promira.

Méfiants sur les réelles intentions stratégiques de l’actionnaire majoritaire, des salariés ont créé courant 2010 la société Néopar destinée à intégrer, par l’intermédiaire d’une RES (Rachat d’Entreprise par les Salariés) la majorité du capital de Néolait, dont l’effectif a baissé de 10% depuis 2000.
Fin juillet, la direction a refusé l’offre des salariés, estimant que l’investissement proposé par Néopar était largement en-dessous des attentes, une position vite relayée par Provimi qui mettait, du même coup, fin au projet de RES.

Selon le directeur général de Néolait, l’entreprise, « leader en France sur son marché », se trouve en forte croissance et présente depuis six ans un chiffre d’affaires en hausse de 50%.

De leur côté les salariés n’ont pas dit leur dernier mot : la quasi-totalité de l’effectif se dit prêt à acheter, sous forme d’actions, des parts d’une valeur de cent euros afin de réunir les 5,6 millions d’euros nécessaires au rachat de l’entreprise.

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